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21 février 2026

Les schémas psychiques comme structures dissipatives

Une lecture thermodynamique de la répétition, de la souffrance chronique et des conditions de transition psychique.

Psychisme

1) Le vivant biologique : ordre local, dissipation, entropie globale

Dans le cadre de la thermodynamique hors équilibre, le vivant n'est pas une exception au second principe.

Principe

La vie se tient par des régimes stationnaires loin de l'équilibre, rendus possibles par la dissipation.

2) Le psychisme : une structure dissipative informationnelle et affective

La transposition fonctionne si on conserve l'invariant dynamique et qu'on change le support. Un schéma psychique (attachement insécure, contrôle compulsif, évitement, hypervigilance, rumination) peut être compris comme une structure de stabilité.

Point de méthode important : "entropie psychique" n'est pas une entropie thermodynamique. C'est un analogue utile pour désigner la dispersion, la désorganisation fonctionnelle, la perte de degrés de liberté exploitables et l'augmentation du coût de régulation.

3) La répétition : non pas faute, mais mécanisme de stabilisation

La répétition n'est pas d'abord punitive. C'est un mécanisme de maintien.

Attracteur

C'est la logique d'un attracteur : un bassin de stabilité où le système retombe spontanément.

4) La friction : signal d'instabilité et seuil de transition

Tant que le coût est soutenable, le régime tient. Quand la dissipation devient trop chère, la stabilité se dégrade :

Cette zone correspond à une perte de stabilité. Une transition devient possible : soit simplification défensive (retrait, anesthésie, fermeture), soit réorganisation vers une structure plus complexe et plus souple.

5) L'observation : rediriger le flux, ouvrir un nouvel attracteur

Observer sans juger n'est pas un commentaire moral. C'est une opération de régulation.

Formulation compacte

Un schéma psychique est une structure de stabilité qui maintient un ordre interne familier en consommant un flux affectif et attentionnel continu. La répétition stabilise cet ordre. La souffrance chronique correspond au coût dissipatif de cette stabilité. Quand ce coût dépasse un seuil, le régime devient instable et une transition devient possible. L'observation introduit une méta-régulation qui réduit le gaspillage et rend accessible un attracteur plus souple.